A propos

Manifeste

70kg

De biodéchets produits par personne et par an en France

18kg

C'est le compost pouvant être produit avec ces biodéchets

3m2

C'est la surface du sol qui peut être enrichie avec cet engrais bio

Pourquoi composter ?

Va-t-on sauver la planète avec du compost ? Non, mais commençons déjà par sauver les déchets organiques de nos poubelles. Cela participera simplement à diminuer notre impact écologique, à lutter contre la dégradation des sols et surtout à changer nos modes de vie pour créer des systèmes plus résiliants, plus diversifiés et plus localisés.

Sauve tes déchets organiques

On peut lire sur le site du gouvernement que les déchets organiques représenteraient environ un tiers des ordures ménagères résiduelles en France. Non triés, ces biodéchets sont mélangés avec le reste de nos poubelles et finissent tristement enterrés ou incinérés, polluant ciel et terre, alors que ces matières naturelles biodégradables pourraient être transformées tranquillement en compost pour revenir là d'où elles viennent et enrichir nos sols déjà bien tristement appauvris à coups de pesticides, de monocultures et de surexploitation.

En terme de sobriété et d'efficacité énergétique, le tri à la source constitue le meilleur traitement des déchets (même si le meilleur déchet, c'est celui qu'on ne produit pas hein). A manger végétarien et consommer uniquement en vrac, on pourrait envisager que 100% de notre poubelle atterrisse dans le bac à compost (zéro déchet bravo, certains y sont arrivés).

Aujourd'hui, seuls certains professionnels "gros producteurs" sont tenus légalement de trier à la source leurs biodéchets en vue de valoriser cette matière organique. La généralisation du tri à la source à tous les particuliers est prévue d'ici 2025. N'attendons pas et commençons déjà à nous organiser.

Le compost c'est le nouvel or noir

La pollution, l'acidification, la salinisation et l'érosion des sols sont autant de phénomènes aggravés par l'activité humaine et notamment à cause de notre mode d'agriculture industrielle intensive. Au-delà de l'urbanisation et la bétonisation qui ne laisse déjà que peu de place aux forêts ni aux terres arables, non seulement nos sols ne sont plus capables de jouer leur rôle de puits de carbone, mais ils deviennent par endroit émetteurs de CO2 et contribuent à leur tour au réchauffement climatique.

Le compost fournit le plus naturel des engrais dont les bienfaits sont multiples pour le sol. En utilisant le compost comme terreau ou en pratiquant le compostage en surface, on entretient la couche supérieure du sol appelée humus, issue d'un processus naturel de décomposition des végétaux (plantes, feuilles, bois, déjections d'animaux...) sous l'action des vers de terre, champignons et autres micro organismes vivants dans le sol (bactéries). Il s'agit de la partie du sol biologiquement la plus active qui favorise la rétention d'eau, aère le sol et le fertilise en libérant lentement les minéraux et nutriments indispensables à la croissance des végétaux. L'humus agit ainsi comme une paroi digestive entre les déchets verts apportés par l'environnement et les strates plus profondes du sol qui constituent un véritable gisement d'éléments nutritifs et de minéraux (azote, phosphore, potasse, calcium, magnesium, fer, sodium...) où viennent puiser les plantes avec leurs racines.

Il existe différentes techniques de valorisation des biodéchets (compostage, méthanisation, épandage...). Nous pensons sincèrement que le compostage présente la méthode la plus riche de sens dans une logique de circuit-court, de revégétalisation des villes, de retour à une petite agriculture périurbaine et de développement des pratiques agroécologiques en France pour un système agro-alimentaire plus local, plus respectueux de la santé des sols et de la biodiversité dans les sols.

Où composter ?

Dans un monde idéal, chacun pourrait contribuer au composteur de son foyer ou de son quartier, produire un compost de qualité et s'en servir comme engrais bio dans son jardin privé ou partagé. Dans la réalité, tout dépend de son lieu de vie et de son mode d'habitation.

Le composteur domestique

Pour ceux qui disposent d'un jardin, le plus "low-tech" des compostage reste de faire son propre compost, chez soi, en tas ou dans un bac, et de l'utiliser comme engrais pour son potager, son jardin, ses plantes. Mais pour faire ça il faut avoir un jardin, une maison, ou au moins un espace extérieur pour stocker le composteur et trouver des débouchés pertinents pour le compost produit. Evidemment, le potager constitue le récepteur le plus utile : ce qui est produit par le terre revient à la terre.

Le lombricomposteur en appartement

Si vous lisez ces lignes, il a de fortes chances que vous viviez dans un appartement, en ville. Les plus vaillants ont déjà mis en place un composteur dans leur cuisine ou sur leur balcon, lombricomposteur notamment. Si vous êtes motivés, faites le !

Même si vous manquez d'espaces verts ou de plantes domestiques à nourrir pour écouler votre compost, la seule réduction des déchets domestiques résiduels à traiter justifie l'installation d'un composteur en appartement.

Le composteur collectif de quartier

Enfin il y les composteurs collectifs de proximité, ou composteurs partagés, qui se mettent en place en France avec l'aide des collectivités locales sous l'impulsion des associations qui oeuvrent depuis des années à former et coordonner ce type de projet. Malheureusement dans les grandes métropoles comme Paris ou Lyon, les places sont chères et très vite prisées par les citoyens. Les listes d'attentes peuvent atteindre parfois 6 mois avant qu'une place se libère. Cela témoigne de l'extraordinaire volonté collective en France de mieux trier nos déchets, mais également de l'incapacité des grandes villes à absorber la demande avec ce modèle de collecte des biodéchets.

Encore une fois, si vous êtes motivés pour monter un projet de composteur collectif dans votre immeuble, dans votre quartier, rassemblez quelques voisins et faites la demande à votre mairie ! Dans des grandes villes comme Paris ou Lyon les collectivités vous aident, vraiment. Il faut compter en moyenne entre 6 mois et 1 an pour la réalisation d'un projet.

Et sinon ya encore plein de solutions à imaginer...

Afin de permettre aux volontaires de valoriser leurs biodéchets, nous encourageons les diverses solutions existantes (collecte, compostage partagé, autonome, in situ...) et à celles à inventer.

Comment composter ?

Le compostage est une technique relativement simple (peu de besoin en technologie) et accessible à tous même si cela demande un vrai savoir-faire qui va bien au-delà d'accumuler un tas de fumier dans un coin du jardin (sinon appelez ça un dépotoir). Vous trouverez facilement plein de ressources sur internet pour vous documenter sur ce sujet.

Avec Mon Petit Composteur, nous souhaitons humblement assister les apprentis composteurs dans leur bonne action.

Quoi mettre dans son bac à compost

En théorie tous les déchets organiques peuvent être mis au composteur. Dans la pratique, lorsque l'on vit en ville et notamment en appartement, on évite d'y mettre les déchets d'origines animales (viande, poisson), les produits laitiers et les restes de repas car tous ces produits comportent le risque d'attirer les animaux et d'émettre des mauvaises odeurs.

Avec Mon Petit Composteur, nous avons fait le choix d'inviter les utilisateurs à mettre dans leur biosac ou bio-seau essentiellement certains déchets de cuisine et végétaux (épluchures de fruits et légumes, café, thé, plantes et fleurs fanées, coquilles d'oeuf).

Le bio-seau (poubelle de cuisine pour trier vos biodéchets avant de les déposer dans un bac à compost) doit être vidé régulièrement (au moins une fois par semaine afin d'éviter que les déchets pourrissent par manque d'oxygène ou d'équilibre entre les matières) dans un réservoir plus grand, le fameux bac à compost ou composteur, pour être mélanger avec les autres déchets notamment de matière sèche.

Produire un compost de qualité

Pour faire un bon compost, il faut maintenir l'équilibre entre les matières fraiches humides (déchets verts riches en azote : épluchures etc) et les matières sèches (déchets bruns riches en carbone : feuilles, papier, carton,  bois, paille etc). A trop charger son composteur de déchets verts, le mélange sera trop humide et la matière sera asphyxiée. La matière pourrit et dégage des émanations fétides (ça pue quoi). Trop sec, les déchets mettront beaucoup (trop) de temps à se dégrader. Il faut mélanger régulièrement les matières, surveiller l'aération et l'humidité.

Ensuite, une fois le processus de décomposition bien entamé, le compost passe par une étape de maturation de plusieurs mois dépendant du type de stockage utilisé (bac ou tas de compost) et de l'espace disponible pour composter.

Vous l'aurez compris, le travail de composteur nécessite du temps, divers sortes de matières et un terrain adapté pour réaliser un compost de qualité. C'est pourquoi nous visons orienter la gestion du compostage à des initiés, des passionnés, professionnels capables de transformer nos biodéchets en cette belle matière riche de vie pour un petit lopin de terre à faire fructifier et plus globalement pour le bien de notre chère planète Terre à préserver.